Naya Saal Mubarak ho ! Bonne année !

bonne année

Bonne année, en Hindi…

Ici, le réveillon est une fête parmi tant d’autres. Le concept de fête en Inde, étroitement lié à la religion, est parfois étrange à appréhender pour un étranger.

 

Tout le monde fête la nouvelle année, à Bombay comme ailleurs.

Mais ici, c’est un peu différent.

Certes on observe des feux d’artifices, les gens descendent dans la rue, l’alcool coule à flot mais en réalité, cette fête n’est pas nécessairement plus célébrée que la multitude des fêtes religieuses qu’il y a ici.

 

Il y a au moins une dizaine de « nouvel an » en Inde, en fonction de l’Etat dans lequel vous serez, de la religion ou de la peuplade.

En plus de Diwali, la fête de la lumière, un des festivals les plus populaires en Inde, il y a :

 

  • Bihu, pour les habitants de l’Etat de l’Assam

  • Cheti Chand, pour les Sindhis

  • Gudi Padwa, pour les Marathis et les Konkanis (en gros, de Bombay au Kerala, sur la côte ouest)

  • Pana Sankranti, dans l’Etat de l’Odisha

  • Pohela Boishakh, pour les Bengalis

  • Puthandu, pour les Tamils

  • Ugadi, dans le Karnataka, l’Andhra Pradesh et le Télangana

  • Vaisakhi, dans le Punjab

  • Vishu, aussi dans le Kerala et les îles Lakshadweep

     

Avec tous les festivals et célébrations diverses, il y a de quoi faire la fête tous les jours dans ce pays.

 

Et à Bombay… ?

 

fête

D’un point de vue occidental, Bombay est considéré comme la ville de la fête en Inde.

Ici, il y a de quoi faire la fête tous les jours.

Et pourtant, toujours d’un point de vue occidental et si on compare aux grandes villes du monde, c’est finalement une ville assez ennuyeuse pour faire la fête. Le conservatisme ambiant, les règles rigides ainsi que les lois antiterroristes qui servent de prétexte pour à peu près tout font qu’il est plutôt rare de se retrouver dans des soirées complètement folles après 1h30 du matin, heure officielle de la fermeture pour 99% des bars.

 

En réalité, il faut savoir s’adapter, et laisser un peu de côté ce fameux « point de vue occidental ». Ce n’est pas que les indiens sont moins fêtards que d’autres cultures dans le monde, c’est juste que leur conception du sujet est différente.

Cette société est très attachée à sa propre culture et le concept de fête et de festival est étroitement lié aux traditions, donc à la religion.

La fête a toujours une signification religieuse et c’est la raison pour laquelle un jour de fête sera entièrement consacré à ça. C’est aussi la raison pour laquelle la définition de fête ou festival est étroitement liée à la religion, la spiritualité, la famille ou la communauté.

 

En France, une bonne fête dure de 10h du soir à 4-5h du matin, éventuellement après un bon dîner.

Ici, une bonne fête dure de 10h du matin à minuit, avec à boire, à manger, à danser, à prier, puis encore à manger et à prier, jusqu’à épuisement ou explosion.

Célébrer, faire la fête n’est pas quelque chose qui se fait en parallèle d’une autre activité, c’est, à certaines périodes, l’activité principale de la vie des gens.

C’est incroyable – et aussi déroutant – qu’à l’occasion de gros festivals comme Ganesh Chaturti (fête du dieu Ganesh) ou Diwali, les gens ont l’esprit tourné vers une unique chose : célébrer pendant 5 jours d’affilée, du matin au soir.

 

C’est une autre façon d’appréhender la fête, qui n’a rien à voir avec notre manière de célébrer aujourd’hui en occident notamment, mais qui implique des problématiques beaucoup plus large que la simple recherche du plaisir personnel. En effet, ici en Inde, la vie même de millions de personnes est influencée par toutes ces fêtes et par leur façon de les célébrer.

 

Bref, tout ça pour dire :

BONNE ANNEE

 

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